BIO

 

ALEKSANDRA sasha LOPATIĆ 
est une artiste peintre et poétesse franco-serbe-bosnienne née en 1971 à Sarajevo. 
Formée au Lycée des Arts Appliqués de Sarajevo, puis à l'Académie des Beaux-Arts de Sarajevo, elle poursuit sa formation à l'Academie des Arts de l'Université de Novi Sad, en Serbie où elle obtient son diplome en 1996, au département de gravure.
Depuis, son travail a été presenté dans de nombreuses expositions en Europe et en Chine. Elle vit et travaille à Paris.


 


 
A PROPOS 

Mon travail, profondément influencé par mon parcours personnel, m’a permis de découvrir une immense joie d’enfant s’adonnant à l’exploration des labyrinthes, à la manière d’un artiste préhistorique s’avançant dans l’obscurité pour chasser les minotaures.
Je l’appréhende comme une réponse qui dépeint mes émois et le rapport qu’ils entretiennent avec les flux d’une mémoire tour à tour réelle et imaginaire.
J’expérimente ainsi différents matériaux et techniques dans divers sujets thématiques pour composer mes peintures, dessins et collages. C’est une recherche orientée par l’effet surprenant de l’imprévu. Le hasard, légèrement contrôlé par divers gestes, dispersion des pigments, impression monotype, pochoir, effets insolents du lavis ou encore déracinés des collages, est au centre du processus.
Je considère la composition comme une mise en scène, impliquant un travail préalable de montage de la maquette qui sera ensuite reproduite sur toile ou papier. Les éléments sont juxtaposés et ne se fondent pas toujours en une unité organique et naturelle ; ils ressemblent plutôt aux pièces d’un puzzle éparpillé puis rassemblé en un nouvel organisme, à la fois beau et terrifiant.
Ce qui m’intéresse donc n’est pas la représentation du sujet/objet en tant que tel, mais son interprétation en tant que support des gestes et des formes qui viennent de la profondeur de soi, de cet espace abstrait et méconnu qui côtoie les spectres.

Dans mes peintures, j’aborde la notion de tragique à travers des images qui évoquent, à première vue, le paysage, le portrait, l’animal ou la nature morte. Il s’agit d’un monde post-poétique, porté par un regard simultané vers le passé et l’avenir, où un silence suspendu au-dessus des cendres froides pétrifie l’image dans une intense polychromie.
C’est aussi un récit qui se nourrit d’images retrouvées dans les archives personnelles, sur Internet, ou encore dans le noir et blanc des livres anciens et des cartes postales abandonnées. Il traverse des mondes insaturés, depuis longtemps révolus, que je sauve des décombres en projetant sur eux une lumière aveuglante, fluorescente et théâtrale. Il explore également notre monde contemporain, où se frôlent anges et fantômes, princes et bergères, les uns et les autres, aussi effrayants qu’effrayés, aussi mortels qu’immortels.



Articles les plus consultés